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Le projet de cœur de ville oublie les déplacements à vélo.

Ci-dessous la déclaration que nous avons faite à la réunion publique de présentation du projet.

Notre association AssoV’Lô tient à rappeler qu’elle n’a pas été consultée sur ce dossier. Elle n’en a découvert le contenu qu’après son adoption par le conseil municipal.

Ce projet d’embellissement du centre-ville concerne la place, la rue piétonne et plusieurs rues annexes. Il impactera les mobilités dans ce secteur. Nous regrettons que ce projet n’ait pas donné lieu à une réflexion concertée sur la sécurité des déplacements et sur la cohabitation entre les différents usagers.

Cette absence de concertation nous contraint à vous faire part de nos remarques ce soir, dans le cadre de cette réunion publique dont le format ne permet pas d’entrer dans le détail. Nous nous limiterons donc à rappeler quelques éléments à propos des déplacements.

  • Une réflexion préalable sur les mobilités n’est pas une option mais une obligation, en particulier pour les déplacements à vélo. Depuis les lois LAURE et LOM, la réglementation est précise. Le code de l’environnement crée des obligations : il oblige à mettre au point des aménagements cyclableslorsque des chaussées sont créées ou rénovées (article L.228-2 du Code de l’environnement).
  • Ces aménagements cyclables obligatoires, nous ne les voyons pas.
  • Nous ne voyons pas d’aménagement cyclable réglementaire qui permettra d’aller de la rue de la Laitière Normande vers la rue du Belle.

La rue qui passe derrière la porte de la prison n’a ni pistes, ni bandes cyclables. La place, même devenue piétonne, est une zone piétonnière qui n’entre pas dans la définition des aménagements cyclables réglementaires.

  • Nous ne voyons pas non plus de pistes ou de bandes cyclables sur la rue de la Laitière Normande.
    • C’est une voie stratégique qui permet de rejoindre l’autre côté des remparts depuis les rues Havin et Leclerc. C’est une voie très fréquentée qu’il convient de sécuriser, elle permet de se diriger de la Poste vers le théâtre et la rue de l’Exode.
    • Son fort trafic n’est pas compatible avec la définition d’une zone de rencontre. Le maintien des feux tricolores à chaque extrémité de cette rue ne permet pas non plus d’en faire une zone de rencontre. Une zone de rencontre n’est pas une rue sur laquelle on se contenterait d’apposer un panneau 20 Km/h.

Mme La Maire, les 6 millions d’euros que représente cet aménagement engage le long terme. Nous ne comprendrions pas qu’un tel projet ne prenne pas en compte la sécurité des cyclistes et la réglementation.

Nous vous demandons une rencontre pour rechercher, avec vous et avec les acteurs concernés par les questions de la sécurité routière, les aménagements réglementaires les plus adaptés.


Contact : assovelo.saintlo@gmail.com